Journée internationale des migrants – Buis-les-Baronnies – 18 décembre 2021

Nous avons le plaisir de vous présenter l’article relatant la participation de la Plateforme CARDAV à la Journée internationale des migrants, samedi 18 décembre 2021 à Buis-les-Baronnies (26)

Voici le compte-rendu paru dans le Dauphiné libéré du 19 12 2021!



Joyeux Noël à tous les amis et sympathisants de la Plateforme CARDAV!

Communiqué par 
Plateforme des Comités d’Accueil des Réfugiés en Drôme-Ardèche et Vaucluse (CARDAV)
Valérie Rosier, Coordonnatrice
Tél 06 12 33 10 71 arquaique@orange.fr
Colette Sénéclauze, Secrétaire
Tél 04 75 26 41 44 c.a.sene2015@gmail.com
Annie Molinet, Blog
Tél 04 75 28 51 77 coparhb@gmail.com

Journée internationale des Migrant.es Samedi 18 décembre 2021 – Buis-les-Baronnies (26)

Bonjour à toutes et tous,

Suite à l’appel unitaire que vous pourrez lire grâce au lien  suivant

https://appel.antiracisme-solidarite.org/
appel relayé partout en France et donnant lieu à de nombreuses mobilisations, nous vous invitons à nous rejoindre

Samedi 18 décembre 2021 à 11 H
Place des Arcades
Buis-les-Baronnies

Déroulement :
– Lecture d’une partie de cet appel à plusieurs voix,

suivie d’un
– Cercle de silence que pourront rejoindre toutes celles et ceux sui veulent protester contre tant de morts injustes et de traitements indignes, perpétrés sur notre sol et ailleurs dans le monde.


N’hésitez pas à diffuser cette invitation autour de vous!


Ci-dessous, un extrait de l’appel :
« Nous n’allons pas combattre le racisme par le racisme, mais grâce à la solidarité. »(Fred Hampton, Black Panthers Party – mai 1969)

Notre pays n’a ni carte, ni limites.
Il ne fait pas la guerre si ce n’est au fascisme, au colonialisme, au racisme, à l’injustice et aux inégalités.
Notre pays n’existe pas isolé, atomisé, soumis.
Il existe dans tout ce qui relie, regroupe, donne confiance et lutte.

Notre pays est en grand danger. Il doit sortir, se montrer, se lever.

Vivre.

Car notre pays brûle. Il s’appelle Avenir.
Car notre pays est étouffé. Il s’appelle Liberté.
Car notre pays se meurt. Il s’appelle Égalité.
Car notre pays est opprimé. Il s’appelle Dignité.


Notre pays est en danger. Nous appelons à la mobilisation générale.

Pour le collectif,

Valérie et Dom

« Nous n’allons pas combattre le racisme par le racisme, mais grâce à la solidarité. »
(Fred Hampton, Black Panthers Party – mai 1969)

Notre pays n’a ni carte, ni limites. Il ne fait pas la guerre si ce n’est au fascisme, au colonialisme, au racisme, à l’injustice et aux inégalités.

Notre pays n’existe pas isolé, atomisé, soumis. Il existe dans tout ce qui relie, regroupe, donne confiance et lutte.

Notre pays est en grand danger. Il doit sortir, se montrer, se lever. Vivre.

Car notre pays brûle. Il s’appelle Avenir.
Car notre pays est étouffé. Il s’appelle Liberté.
Car notre pays se meurt. Il s’appelle Égalité.
Car notre pays est opprimé. Il s’appelle Dignité.

Notre pays est en danger. Nous appelons à la mobilisation générale.

Pour l’avenir. Si la planète brûle, cela n’a rien à voir avec les migrations, nos couleurs de peau, nos origines, nos religions. Le monde n’attend qu’une étincelle pour exploser et certain.e.s nourrissent l’incendie qui nous menace.
Nous dénonçons toutes les formes de racisme dont l’islamophobie, l’antisémitisme, l’anti-tziganisme, la négrophobie et le racisme anti-asiatique. Nous exigeons notamment la fin des contrôles au faciès, l’abrogation de la loi dite « séparatisme », le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la fin des dominations économiques, militaires et politiques, en particulier la Françafrique.

Pour la liberté. Nous voyons que lorsqu’on commence à limiter la liberté pour certain·e·s, c’est la liberté de tou·te·s qui recule. C’est ainsi que se mettent en place des pouvoirs de plus en plus autoritaires.
Nous exigeons la liberté de circuler et de manifester et notamment l’abrogation de la loi dite « sécurité globale », la fin des violences et des crimes policiers et pénitentiaires, la suppression des mesures de répression contre les migrant·e·s (OQTF*, IRTF*, …) et la fermeture des Centres de Rétention Administrative. Nous exigeons la destruction des murs qui s’érigent partout dans le monde pour séparer et contrôler les peuples.

Pour l’égalité des droits. Les arguments utilisés contre l’immigration sont faux économiquement et ne servent qu’à justifier les mesures qui amplifient monstrueusement le racisme et les inégalités sociales. L’oppression et la surexploitation des migrant·e·s aggravent les conditions de tou·te·s les salarié·e·s.
Nous revendiquons l’égalité des droits pour tou·te·s, le renforcement et l’accès réel à la santé, à l’éducation, à des revenus décents, au logement et l’arrêt des expulsions dans les foyers de travailleurs/euses migrant-es. Nous exigeons notamment la régularisation des sans-papiers.

Pour la Dignité. Nous refusons la banalisation de l’insoutenable. Nous dénonçons les politiques anti-migratoires et de non-accueil des migrant·e·s. Nous refusons l’instrumentalisation des femmes à des fins racistes. Nous réclamons vérité et justice pour les victimes de violences policières et pénitentiaires. Nous exigeons le respect des convictions et croyances de tou·te·s. Debout, nous redevenons dignes.

Pour la Solidarité. Nous appelons toutes et tous à se lever, se rassembler, s’organiser. À faire vivre notre pays partout où il existe. Dans les quartiers, les villages, les ronds-points, les écoles, les lieux de travail. Autour d’un hôpital menacé, d’une mosquée ou d’une synagogue fermée ou attaquée, d’une église où l’on fait une grève de la faim pour les migrant·e·s, des associations antiracistes dissoutes ou menacées de l’être, d’un théâtre qui avait été occupé, d’un piquet de grève, d’un immeuble menacé d’expulsion, d’une frontière. A partir d’un local associatif ou syndical, d’un lieu culturel et solidaire…

Nous appelons notre pays à se lever en masse, s’organiser et lutter pour la solidarité et contre le racisme.

  • en multipliant les initiatives de toutes sortes,
  • dans toutes les villes et les villages en manifestant ensemble le même jour le samedi 18 décembre à l’occasion de la Journée internationale des migrant·e·s,
  • à Paris pour une manifestation nationale au mois de mars à l’occasion de la Journée internationale contre le racisme.


Notre pays existe. Il s’appelle Solidarité.

Communiqué par 
Plateforme des Comités d’Accueil des Réfugiés en Drôme-Ardèche et Vaucluse (CARDAV)
Valérie Rosier, Coordonnatrice
Tél 06 12 33 10 71 arquaique@orange.fr
Colette Sénéclauze, Secrétaire
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Annie Molinet, Blog
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La tragédie de Calais – Manifestation à Buis-les-Baronnies (26)

Mercredi 1er décembre, 11 heures. A Buis les Baronnies. c’est le marché hebdomadaire. Le premier depuis le naufrage de 27 personnes mortes noyées entre la France et l’Angleterre. Les deux gouvernements se rejettent la faute, après avoir ignoré l’un comme l’autre de nombreux appels de détresse. Ou bien ils la rejettent sur ces passeurs que leur politique fait fructifier.

Dérisoire, ce cercle de silence qui s’improvise à 11 heures au milieu du marché ? Non. Nous sommes là pour dire que ces personnes ne sont pas mortes dans l’indifférence générale. Ce matin, nous ne parlons pas car nous sommes sans voix. Nous tournons en silence avec cette seule pancarte :

TRAGEDIE DE CALAIS

CONTRE DES ETATS HORS-LA-LOI

RETROUVONS D’URGENCE NOTRE HUMANITE

REJOIGNONS-NOUS EN SILENCE

Mais nous ne nous contenterons pas de nous taire par respect pour elles. Nous reprendrons la parole encore et encore pour dénoncer ces politiques criminelles, avec les compagnes et compagnons qui partagent le même combat.

Voici en conclusion un texte de Stefan Zweig, apporté par Serge Pauthe.

« Regarde-les donc bien ces apatrides, toi qui as la chance de savoir où sont ta maison et ton pays, toi qui à ton retour de voyage trouves ta chambre et ton lit prêts, qui as autour de toi les livres que tu aimes et les ustensiles auxquels tu es habitué. Regarde-les bien, ces déracinés, toi qui as la chance de savoir de quoi tu vis et pour qui, afin de comprendre avec humilité à quel point le hasard t’a favorisé par rapport aux autres. Regarde-les bien, ces hommes entassés à l’arrière du bateau et va vers eux, parle-leur, car cette simple démarche, aller vers eux, est déjà une consolation ; et tandis que tu leur adresses la parole dans leur langue, ils aspirent inconsciemment une bouffée de l’air de leur pays natal et leurs yeux s’éclairent et deviennent éloquents.

Telle est bien en effet notre nature : tout le mal qui a lieu ici-bas, nous en sommes informés. Chaque matin, le journal nous lance en pleine figure son lot de guerres, de meurtres et de crimes, la folie de la politique encombre nos pensées, mais le bien qui se fait sans bruit, la plupart du temps nous n’en savons rien. Or cela serait particulièrement nécessaire dans une époque comme la nôtre…»

Extrait de  « VOYAGES » (1902-1939)                                                                                                                                                              
Et grand merci à Alain Bosmans d’avoir fait paraître aujourd’hui 2 décembre cet article dans le Dauphiné !

Communiqué par 
Plateforme des Comités d’Accueil des Réfugiés en Drôme-Ardèche et Vaucluse (CARDAV)
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Fête de la Fraternité 2022

Fête de la Fraternité
Dimanche 30 janvier 2022
à partir de midi

 Salle La Palun
26170 Buis les Baronnies
Entrée libre

Bonjour à toutes et tous,

Oui, la salle est réservée, encore faut-il qu’une équipe se constitue avec toutes les bonnes volontés pour préparer cette fête en amont. Nous vous proposons donc de répondre à ce message pour nous confirmer si vous voulez bien en être. Le principe est simple : repas aux couleurs du monde le midi puis réjouissances avec musiques, scénettes, interventions et témoignages de nos ami.es refugié.es et de tous les artistes volontaires. Prévoir aussi installation et décoration de la salle. Chacun.e peut participer à sa façon pour que cette fête soit le reflet réussi de notre envie : que l’esprit de fraternité brille dans le ciel sombre et menaçant qui pèse sur l’Europe et le monde et que son étoile nous redonne espoir à toutes et tous.

Valérie
Tél 06 12 33 10 71 arquaique@orange.fr
Pour la Plateforme CARDAV et le Collectif Buis Accueil Réfugiés

Lien vers les Fêtes de la Fraternité depuis leur création en 2016 (cliquer)
2016  2017  2018 2019 2020


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Plateforme des Comités d’Accueil des Réfugiés en Drôme-Ardèche et Vaucluse (CARDAV)
Valérie Rosier, Coordonnatrice
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Compte-rendu de la rencontre entre notre assemblée locale et les EGM- 23 Octobre 2021 à Nyons

Rencontre entre l’Assemblée locale
Sud-Drôme/Nord-Vaucluse
et les EGM

Ce 23 octobre 2021, rencontre entre notre assemblée locale et les EGM (Etats Généraux des Migrations), représentés par Catherine Gaudard, du CRID (Centre de Recherche et d’Information pour le Développement), et Joël Moulin (Assemblée locale Haute-Loire). En plus de Catherine et Joël, 19 personnes présentes, représentant 9 lieux d’accueil, ainsi que Claudia, du Carrefour des Habitants de Nyons, et Cécile, de la Fédération d’Entraide Protestante.

Notre assemblée locale* se trouve principalement en milieu rural et se compose de collectifs dispersés sur un grand périmètre. Venus parfois de loin, tous se retrouvaient à Nyons pour une après-midi d’échanges, avec pour objectif commun :

Echanger sur ce que nous pouvons entreprendre ensemble dans les temps à venir et réfléchir aux moyens d’y parvenir.

Cette tournée permet aussi aux EGM de reprendre contact avec les associations et collectifs de défense des droits des personnes exilées et de réfléchir ensemble aux moyens de toucher l’opinion publique, en faisant passer un message fort pour un accueil inconditionnel et humain.

Un tour de table permet à chaque représentant.e de Comité ou Collectif de se présenter et de faire un bref état des lieux de la situation actuelle concernant les actions en cours sur son secteur pour aider les exilé.e.s. Il s’agit principalement d’accueil de familles venues de Syrie, d’Irak, du Kurdistan, d’Afghanistan, et de jeunes MNA ou jeunes majeurs venus en majorité du continent africain.

Catherine Gaudard se présente et nous éclaire sur les liens entre le CRID, les EGM et notre Plateforme. Joël Moulin, venu de Saint-Etienne et délégué par son AL, participe également à nos échanges.

Le CRID est un collectif d’associations françaises de solidarité internationale et de défense des Droits de l’Homme dans le monde entier. Il compte parmi sa cinquantaine de membres EMMAÜS International, le Secours Populaire, le CCFD Terre Solidaire, ATD Quart Monde etc. Il a été créé en 1976 afin de décloisonner et mettre en lien des structures déjà existantes, œuvrant dans le sens d’une action politique et citoyenne internationale pour transformer la société. Les migrations font partie des problématiques entrant dans leur rayon d’action.
C’est le CRID qui depuis le début porte les EGM sur le plan administratif (hébergement du poste de coordination en particulier, gestion des outils de communication, et gestion du budget des EGM alimenté par les contributions de plusieurs organisations nationales et des assemblées locales, et par quelques soutiens de fondations..) .

Depuis décembre 2017, le CRID participe aux EGM. Il a également contribué à montrer une France accueillante et solidaire par la production d’une cartographie des initiatives citoyennes solidaires envers les migrants : le Sursaut citoyen.

Les EGM se sont créés en 2017 lors de l’annonce par le gouvernement d’une refonte de la loi  Asile et immigration.

A ce moment là il y a eu une volonté d’unifier les différentes associations, collectifs et acteurs afin de travailler sur cette loi. Malheureusement l’Etat n’a donné aucune réponse à cet engagement citoyen. La loi Asile et immigration est passée avec ses effets catastrophiques que les personnes exilées et nous-mêmes subissons chaque jour.

Les EGM ont continué leur travail grâce à une collecte des « faits inacceptables » et à un cahier de doléances bien chargé, qui a abouti à un manifeste en 2018. La dynamique était lancée pour un rassemblement et une synergie, afin de « peser » ensemble : les EGM ont rassemblé à leur plus fort 106 assemblées locales, ainsi que les grandes associations nationales mobilisées sur migrations. Le but est aussi de fournir à tout un chacun des outils pédagogiques pratiques, utilisables auprès des politiques locaux, mais aussi au quotidien, dans notre entourage, pour faire évoluer les mentalités et faire tomber les préjugés.

Les EGM sont organisés de façon très horizontale : un secrétariat et un groupe de « facilitation » avec 1 poste salarié, des groupes « chantiers » autonomes.

Ces groupes chantiers ont des thèmes bien précis:

  • Pratiques préfectorales: lutter contre la dématérialisation des RDV (ex: les EGM ont organisé des dépôts collectifs de dossiers en Ile de France)
  • Mobilisations nationales: par exemple, soutien à la Marche des solidarités. Ici nous avons noté un problème avec les médias qui ont peu diffusé d’informations sur cette manifestation historique! Pour pallier à cet état de fait les EGM envisagent de créer leur propre pôle de communication pour les manifestations qu’ils parraineront à l’avenir.
  • Les MNA (mineurs non accompagnés) et les jeunes majeurs: les témoignages des mauvais traitements que subissent les enfants étrangers en France sont venus étoffer une saisine par la COFRADE auprès du comité des droits de l’enfance de l’Organisation des Nations Unies.
  • Elu.es et territoires: à l’occasion des différentes élections, interpeller les élu.es et leur demander de s’engager à travers d’excellents outils que la Plateforme CARDAV met régulièrement à la disposition de ses membres et sympathisants au moment des élections. Travail en commun et en perspective avec ANVITA et le Pacte pour la transition sur les villes et territoires accueillants. L’échange, entre associations, d’outils pratiques est un gain de temps et d’efficacité pour tous.
  • Europe et International: ce groupe chantier est encore à développer

Tour de table pour recueillir les réactions et échanges d’idées pour des actions locales

La spécificité de notre AL, c’est l’isolement des collectifs loin des grands centres urbains, ce qui complexifie encore les démarches auprès des préfectures etc… pour obtenir des papiers et un statut aux personnes dont nous nous occupons. Très impliqué.es dans cet accueil et l’accompagnement qui en découle, nous avons parfois le sentiment de nous essouffler dans un climat de plus en plus dur. Et puis nous ne voulons pas juste agir dans un domaine humanitaire, mais aussi sur le champ politique. Et donc, l’existence des EGM nous paraît essentielle. Ce mouvement-réseau nous relie avec d’autres collectifs ainsi qu’avec des organisations nationales engagés sur le même terrain : échanges d’expériences et d’informations, outils de mobilisation, autant d’éléments dont nous profitons quand il s’agit de faire campagne, de réagir sur la place publique, d’interpeller nos élu.es.

Dans les actions, le plus important est de cibler le bon message et de prendre le temps de réfléchir à nos objectifs.Un projet de stratégie a été élaboré à partir des conclusions de la Session nationale des EGM de novembre 2020, pour discussion dans le cadre de ces rencontres, avant validation en Session nationale des EGM début 2022. Catherine Gaudart nous explique le projet en cours, qui est amené à être complété par tous les collectifs et ONG membres des EGM : cibler ensemble les priorités des temps à venir et définir les moyens les plus efficaces pour atteindre nos objectifs communs.

– Importance de l’interaction entre les Assemblées locales et les EGM, et volonté de se rapprocher d’autres associations comme ANVITA, le Pacte pour la transition, l’OCU. Prendre contact avec l’association « Patrons solidaires » et la faire connaitre. Ainsi qu’avec la Confédération paysanne  pour les emplois dans l’agriculture.

La majorité d’entre nous souhaiterait avoir une idée statistique du nombre de personnes solidaires et engagées, en France, par département ou territoire: comment procéder à ce recensement? Il nous faudrait aussi des exemples de « victoires », de cas individuels positifs, de pratiques positives sur le plan local et national. Combien de MNA ou jeunes majeurs sont rentrés en CAP ou autres et ont réussi leur formation ? Combien de familles sont autonomes et ont réussi leur « intégration » ? Recenser déjà chez nous ces réussites dans le cadre de notre AL.

– Relancer l’engagement qui s’essouffle (pessimisme parmi les bénévoles) et toucher plus de monde, en particulier ceux qui ne votent pas. Par exemple, les jeunes, les apprentis, les étudiants. Pour cela, il faut des outils et des idées de manifestations qui leur donnent envie de participer, de s’engager.

– Relancer les « fêtes de la fraternité » durant l’hiver et demander à des artistes, musiciens… de participer. Impliquer dans le concret des personnes désireuses de participer mais qui n’aiment pas multiplier les réunions, les jeunes en particulier. A travers des moyens d’expression différents : artistiques et autres. Ce sont des moments fédérateurs, porteurs de sens.


– Actions dans les cinémas à propos de la sortie d’un film particulier avec débat. Idée de réunir tous les films sur les marches des sans-papiers. (Déjà plein de retours !)

 Action dans les librairies avec le livre (et présence d’un co-auteur) :(penser à la Fondation Blachère de Apt, qui possède une librairie sur des thèmes africains)

Un livre pour bousculer les idées reçues sur les migrants

Après les thèmes de la pauvreté et du racisme, les éditions de l’Atelier s’attachent à décrypter les idées fausses sur les migrations.

« Ce sont surtout les Africains qui migrent, surtout vers l’Europe… » ; « La France a toujours été une terre d’asile et continue de l’être… » Vrai ? Faux ? Pour trouver la réponse à ces questions, le livre grand public En finir avec les idées fausses sur les migrations des États généraux des Migrations aux éditions de l’Atelier tord le cou aux idées toutes faites sur les migrations et les personnes migrantes. Facile à aborder, il se décline en cinq thématiques : la définition du migrant type ; l’invasion ; la menace ; la solution du chacun chez soi ; l’ouverture des frontières.

– Une carte de France avec des structures solidaires pour les exilés se trouve sur le site « le sursaut citoyen ». Elle est à actualiser.

– Une autre proposition est de profiter des élections législatives à venir pour faire signer des engagements après un contact avec des élu.es. Exemple chez nous : au forum des associations de Buis les Baronnies, notre députée, Célia de Lavergne, est venue nous voir, en nous disant qu’elle aurait peut-être besoin de nous pour l’accueil de familles afghanes ! Nous étions en train de faire une lettre au sous-préfet de Nyons pour nous plaindre d’une situation insupportable : la famille syrienne accueillie à Buis-les-Baronnies n’a toujours pas accès au cours de français de l’OFII. Elle nous a prié.es de lui envoyer un double de la lettre, ce qui a été fait.

– On pourrait imaginer une feuille de route pour tous les collectifs du CARDAV, au cas où des élu.es nous demanderaient si nous pouvons prendre en charge une famille de réfugié.es : dans tous les cas, nous pouvons exiger une simplification des procédures, un rapprochement administratif à la sous-préfecture qui nous éviterait des allers-retours de 4 heures ou plus pour la moindre démarche, et une aide financière !

Ne jamais oublier d’en profiter pour enfoncer le clou sur toutes les aberrations d’un système cruel et injuste, en parlant aussi des bonnes pratiques pouvant servir d’exemples.

Cette réunion très riche en informations et échanges redonne des forces à toutes et tous. Reste à trouver comment tirer de cette tournée des AL de quoi nous relier encore et encore pour agir ensemble et faire entendre nos voix.

Compte-rendu rédigé collectivement


* Notre AL s’appelle PlateformeCARDAV(Comités d’Accueil des Réfugiés en Drôme Ardèche et Vaucluse)
Notre blog : https://refugiescollectifsdromesud.wordpress.com/



Communiqué par 
Plateforme des Comités d’Accueil des Réfugiés en Drôme-Ardèche et Vaucluse (CARDAV)
Valérie Rosier, Coordonnatrice
Tél 06 12 33 10 71 arquaique@orange.fr
Colette Sénéclauze, Secrétaire
Tél 04 75 26 41 44 c.a.sene2015@gmail.com
Annie Molinet, Blog
Tél 04 75 28 51 77 coparhb@gmail.com

Emmaüs: Appel à un jeûne volontaire solidaire de 24 H, à partir de 8 H ce vendredi 19 novembre 2021 !

Nous partageons avec vous, membres de la Plateforme et sympathisants, cet appel d’Emmaüs à un jeûne volontaire de 24 H à grande échelle!

Peut être une image de texte

Si vous participez, collectivement ou personnellement, merci de le faire savoir sur les réseaux sociaux
(par ex. https://www.facebook.com/emmausfrance/)
avec la photo d’un panneau portant cette revendication, comme sur l’image en en-tête

« Moi, XXXX, citoyen.ne européen.ne, (membre de l’asso XX le cas échéant), je fais un jeûne de 24h pour le respect des droits humains des exilé.e.s. Partout en Europe, l’urgence, c’est un accueil digne ! »
#freedomofmovement #faimauxfrontieres #solidarity #humanrights

Bonjour,

À l’attention du Conseil d’administration et/ou de la Direction de votre association

Emmaüs France et Emmaüs Europe vous sollicitent afin que votre association co-signe l’appel à l’action de jeûne solidaire européen dans la continuité de la grève de la faim qu’ont menée Anaïs, Ludovic et le père Philippe Demeestre (Voir PJ)

Anaïs et Ludovic ont tenu durant 38 jours une grève de la faim pour protester contre les traitements inhumains réservés aux personnes exilées à Calais. Leurs revendications (que cessent les évacuations toutes les 24/48 heures ; la confiscation des biens des personnes exilées et l’ouverture d’un dialogue citoyen avec l’Etat), n’ont ni été entendues, ni obtenu de réponses de la part du Gouvernement.

Si leur action, plus que courageuse, a permis de remettre en lumière la situation à Calais, il faut désormais poursuivre la mobilisation et maintenir la pression au niveau français mais aussi européen pour que le traitement inhumain aux frontières cesse. De Calais à Briançon en passant par la Pologne et la Biélorussie, il est urgent de mettre fin à la maltraitance dont sont victimes les exilé.e.s et de mettre en place les conditions d’un accueil digne.

C’est pourquoi Emmaüs France et Emmaüs Europe appellent les citoyen.nes européen.nes à un jeûne solidaire de 24 heures, ce vendredi 19 novembre à partir de 8 heures. Nous appelons aujourd’hui un très grand nombre d’associations (environ 180 dans cet envoi) à signer l’appel ci-joint, que votre association soit engagée pour les droits des personnes exilées ou sur d’autres sujets de société.

Nous vous invitons à signaler votre accord et à envoyer vos logos à mscheminperraudin@emmaus-france.org / 06 59 28 62 26 si votre association accepte de co-signer cet appel avant ce jeudi, 8 heures, puis à le relayer dans vos réseaux.

Compte tenu de la situation et des délais, le texte ci-joint ne peut être modifié. Merci d’avance pour votre compréhension.

Valérie Fayard,
Emmaüs France
vfayard@emmaus-france.org


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Valérie Rosier, Coordonnatrice
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Témoignage – Briançon, manifestation du 13 novembre 2021

Photo MSF en en-tête

MANIFESTATION À BRIANÇON
UN TOIT C’EST LA LOI!
SAMEDI 13 NOVEMBRE 2021

Voilà quelques nouvelles de l’accueil des Migrants à Briançon.

A l’appel du Refuge Solidaire et de Tous Migrants, soutenus par Médecins sans Frontières, de l’Eglise Sainte Catherine et d’autres associations, nous nous sommes réunis samedi 13 novembre autour du slogan UN TOIT C’EST LA LOI et contre les politiques racistes de l’Etat.

Quelques 200 à 300 personnes ont clamé leur solidarité. Le Refuge Solidaire, (surchargé : 200 personnes pour 80 possibilités d’accueil), après son inauguration officielle a décidé de fermer le Refuge tant que les autorités OFFICIELLES n’auront pas pris leur propre responsabilité d’ouvrir un autre refuge avec du personnel. Cette fermeture momentanée et symbolique vise à « interpeller la Ville, la Préfecture et l’Etat sur la nécessité de mettre en place des solutions d’hébergement d’urgence complémentaires dans les plus brefs délais afin que le Refuge puisse rouvrir dans de bonnes conditions ».

Aucune solution pérenne n’a été trouvée à ce jour.

SCANDALE ABSOLU POUR LA FRANCE : Médecins sans Frontières, pour la première fois en France, a dû planter sa tente pour que les migrants ne dorment pas dehors. 

Alors que dans les médias il est parlé des autres frontières, surtout celles des pays étrangers, pas un mot sur ce qui se passe ici, aux frontières françaises. Actuellement tous les migrants, notamment les Afghans, sont refoulés à la frontière franco-italienne de Montgenèvre sans qu’il leur soit possible de déposer une demande d’asile. Seules 2 femmes enceintes ont pu passer la frontière et sont actuellement à l’hôpital de Briançon. Leur mari, ou compagnon, et les autres enfants ont été refoulés.

Le Droit est bafoué, la Dignité ignorée, le Silence assourdissant. L’Etat est hors la loi, les Droits Humains non respectés.

Ce sont juste quelques mots de cette frontière si proche de Buis les Baronnies, de cette émotion ressentie face aux migrants, perdus, mais qui trouvent une telle solidarité auprès des bénévoles de Briançon. Les sauveteurs en montagne, médecins, kinés …tous sont là.

Comme le Refuge est fermé actuellement, les migrants dorment maintenant dans la tente de Médecins sans Frontières ou chez les habitants.

Le rassemblement, après les prises de parole de chaque association, s’est ensuite dirigé, au son de la fanfare, vers le campement des migrants organisé par Médecins sans Frontière. Etonnement, les migrants nous ont accueillis avec des applaudissements, comme si cette mobilisation autour des bénévoles de Briançon, qui les entourent depuis si longtemps, représentait leur espoir et leur confiance dans la solidarité et l’humanité. Leur parcours sera dur ensuite, mais là, un petit havre de tranquillité, bref, s’offre à eux.

Emotion et indignation.
Juste quelques mots de partage.
Dom

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Communiqué par 
Plateforme des Comités d’Accueil des Réfugiés en Drôme-Ardèche et Vaucluse (CARDAV)
Valérie Rosier, Coordonnatrice
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BRIANÇON: APPEL À SOUTIEN! RASSEMBLEMENT LE 13 NOVEMBRE 2021- Précisions

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La situation actuelle de l’accueil des exilés

  • Pourquoi Refuges Solidaires a suspendu temporairement son activité ? 

Depuis plusieurs mois les exilés sont contraints de rester plus longtemps au refuge en raison des délais des test Covid pour le pass sanitaire et des travaux du train de nuit qui limitent les places disponibles. Le dimanche 24 octobre, l’association Refuges Solidaires a décidé de suspendre momentanément et symboliquement son activité d’accueil en raison du nombre important de personnes (200 pour une jauge initiale de 80) qui menaçait la sécurité et l’accueil digne des personnes exilées. 

Objectif interpeller la Ville, la Préfecture et l’Etat sur la nécessité de mettre en place des solutions d’hébergements d’urgence complémentaires dans les plus brefs délais afin que le refuge puisse rouvrir dans de bonnes conditions.

Depuis 2015, l’accueil d’urgence et la mise à l’abri sont assurés uniquement par des associations et des bénévoles. Pourtant, il s’agit d’une obligation de l’État.

  • Où les exilés sont-ils mis à l’abri depuis la fermeture ?

Dans le but de partir dès le lendemain, les exilés se sont rendus à la gare et y ont passé la nuit du dimanche 24 au lundi 25 aux côtés de dizaines de personnes de la société civile. Par peur d’une potentielle intervention des forces de l’ordre qui aurait menacé les exilés et à la demande des associations, le curé de Briançon et Monseigneur Xavier Malle (évêque de Gap et Embrun) ont ouvert les portes de l’église Sainte Catherine. Les exilés ont pu y dormir 5 nuits (de lundi à samedi).

Nous avons ensuite quitté l’église afin de la laisser disponible pendant les célébrations de la Toussaint. Entre le samedi 30 octobre et le dimanche 7 novembre, les exilés ont été mis à l’abri dans la salle paroissiale Sainte Thérèse (capacité de 25 places) et dans des tentes dans le jardin de Sainte Catherine. Depuis le dimanche 7 octobre, les exilés dorment soient dans des tentes soit chez des hébergeurs solidaires.

  • Quelles réactions des autorités ?

Le lendemain de la suspension des activités du refuge, la Préfecture a interdit à la Croix-Rouge d’effectuer des tests antigéniques, ce qui a empêché les exilés de quitter Briançon. La Mairie de Briançon a demandé des renforts au Ministère de l’Intérieur. Deux escartons de gendarmerie mobile (soit 200 personnes) ont rejoint Briançon.

Plusieurs bus à destination de Valence et de Lyon ont été affrétés par la Préfecture la première semaine. Elle s’est engagée auprès de l’évêque, des associations et des exilés qu’aucune interpellations n’auraient lieux à leur arrivée.

Samedi 30 octobre nous avons investi pacifiquement l’ancien centre de vaccination du Prorel qui est vacant et adapté à la mise l’abri des exilés. Nous avons été expulsés par les forces de l’ordre sous ordre de la Mairie et de la Préfecture.

A ce jour, aucune solution pérenne n’a été proposée par les autorités. Elles condamnent même nos modes d’actions non-violents.

Si vous ne pouvez pas être là samedi mais que vous voulez tout de même nous soutenir, vous pouvez signer et relayer cette pétition et nous suivre sur les réseaux sociaux pour être régulièrement informé :

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Communiqué par 
Plateforme des Comités d’Accueil des Réfugiés en Drôme-Ardèche et Vaucluse (CARDAV)
Valérie Rosier, Coordonnatrice
Tél 06 12 33 10 71 arquaique@orange.fr
Colette Sénéclauze, Secrétaire
Tél 04 75 26 41 44 c.a.sene2015@gmail.com
Annie Molinet, Blog
Tél 04 75 28 51 77 coparhb@gmail.com

Refuge Solidaire de Briançon: appel à soutien! Rassemblement le 13 novembre 2021

APPEL A SOUTIEN A DIFFUSER
DANS VOS RESEAUX SOLIDAIRES !

Aujourd’hui, le 2 novembre 2021, la situation dans le Briançonnais ne cesse de se complexifier.

La frontière franco-italienne continue d’être le théâtre d’inégalités
toujours plus marquées entre les personnes exilées et les Européens.nes.

Alors que près de 50 personnes passent cette frontière quotidiennement, dans l’espoir de pouvoir demander l’asile, parfois dans d’autres pays européens, l’Etat Français continue son travail méthodique de précarisation et d’enfermement des personnes sans papiers.

Chaque année, depuis 5 ans, l’arsenal répressif ne cesse d’augmenter, rendant les conditions de passage de plus en plus dangereuses.
Certaines lignes de bus locales sont modifiées, rendant la traversée
plus complexe. Ailleurs, les services sociaux ou sanitaires sont
interdits d’exercer leurs fonctions auprès des personnes exilées et les soutiens logistiques sont très largement entravés, les rafles se
multiplient partout en France.

Cette persécution étatique sur des personnes qui voyagent, pour
certaines, depuis plusieurs années dans des conditions extrêmement
difficiles entraîne de nombreuses tensions et difficultés à la fois en
Italie mais aussi en France, dans un contexte qui n’était déjà pas
facile à solutionner. La Préfecture, en empêchant minutieusement les personnes de se déplacer librement, alimente et cristallise des tensions qui ne servent qu’a légitimer un discours raciste et xénophobe qui ne manque pourtant pas de relais.

Dans ce contexte extrêmement tendu, le refuge solidaire de Briançon a momentanément interrompu l’accueil aux exilés le soir du 24/10/21, invoquant un manque de sécurité et de dignité pour les personnes accueillies là-bas. Cette tentative de « rapport de force » avec l’état Français, dans l’attente de l’ouverture d’un second lieu d’accueil d’urgence pris en charge par l’état, s’est traduite par les occupations de la gare SNCF de Briançon ainsi qu’une salle communale vide. Les seules réponses des autorités auront été l’évacuation de ces lieux et une fois de plus l’arrivée de prés de 200 gendarmes mobiles supplémentaires dans le Briançonnais, ainsi que 10 agents supplémentaires à la police aux frontières de Montgenèvre, faisant gonfler les effectifs du corps répressif à près de 400 individus. De nombreuses personnes continuent de tenter leur chance sur ces chemins. La traque en montagne, encore une fois renforcée par des moyens humains et technologiques toujours plus sophistiqués va inévitablement contribuer à pousser les exilées à prendre encore plus de risques.

Nous, des personnes solidaires auto-organisées, les collectifs et
associations du Briançonnais, lançons un appel d’urgence afin de
mobiliser des militant.es dans les plus brefs délais pour :

1- Continuer d’organiser une solidarité d’urgence sur les besoins
élémentaires des exilé.es qui arrivent à Briançon, informer ces
personnes, relayer des informations et être présent.es face au non
respect des droits des personnes exilées par les forces de l’ordre.

2- Organiser des permanences jours et nuits, en vue d’une prochaine
réouverture du refuge solidaire (et/ou d’un second lieu d’accueil
d’urgence) : sécurité des personnes accueillies, logistiques diverses et liens avec les maraudes en montagne.

3- Partout sur le territoire, accueillir, informer et soutenir les
personnes sans papiers.

4- Un rassemblement aura lieu à Briançon le 13 novembre 2021, RDV à 14h devant la médiathèque !!

Toutes les compétences et les motivations de votre part sont les
bienvenues, notre énergie n’est pas infinie.

CONTRE LES POLITIQUES RACISTES DE L’ÉTAT
ET SES FRONTIERES
MOBILISONS-NOUS !

Pour nous contacter : bribrihelp@riseup.net

Communiqué par 
Plateforme des Comités d’Accueil des Réfugiés en Drôme-Ardèche et Vaucluse (CARDAV)
Valérie Rosier, Coordonnatrice
Tél 06 12 33 10 71 arquaique@orange.fr
Colette Sénéclauze, Secrétaire
Tél 04 75 26 41 44 c.a.sene2015@gmail.com
Annie Molinet, Blog
Tél 04 75 28 51 77 coparhb@gmail.com

Pour un arrêt de la maltraitance des personnes exilées à Calais!

Philippe Demeestère, Anaïs Vogel et Ludovic Holbein demandent à l’État de mettre un terme aux expulsions quotidiennes et démantèlements pendant l’hiver.
Philippe Demeestère, Anaïs Vogel et Ludovic Holbein demandent à l’État de mettre un terme aux expulsions quotidiennes et démantèlements pendant l’hiver. (Phàto La Voix du Nord)

A travers les Etats Généraux des Migrations, la plateforme CARDAV  est solidaire!

COMMUNIQUÉ  DE PRESSE

Pour un arrêt de la maltraitance des personnes exilées à Calais, 150 associations soutiennent les revendications des grévistes de la faim de l’église Saint-Pierre
150 associations, nationales, régionales et locales, expriment leur soutien aux revendications des grévistes de l’église Saint-Pierre à Calais, réclamant la fin immédiate des traitements inhumains et dégradants contre les personnes exilées dans cette zone frontalière. 
(Paris, 26 octobre 2021)

Face aux conditions de vie indignes des personnes exilées à Calais, Philippe, Anaïs et Ludovic ont entamé une grève de la faim depuis le lundi 11 octobre à l’église Saint-Pierre de Calais. Le père Philippe Demeestère est aumônier du Secours catholique du Pas-de-Calais. Impliqué dans le tissu associatif, il accompagne et accueille les exilé.e.s de passage dans la seule permanence de jour existante dans le Calaisis qui est tenue par le Secours Catholique. Anaïs Vogel et Ludovic Holbein sont des bénévoles engagés auprès des associations humanitaires et des personnes en exil sur la route de l’Angleterre. La mort d’un jeune exilé soudanais, Yasser, a été le déclencheur de cette grève de la faim. Les grévistes de la faim l’affirment : « Nous assistons quotidiennement à des formes de violences psychologiques et physiques à l’encontre des personnes exilées : expulsions toutes les 48h voire quotidiennes ; confiscation et destruction des effets personnels ; multiplication des arrêtés anti-distribution de nourriture et d’eau ; humiliations…» Depuis plusieurs années, des ONG de défense des droits ou des associations humanitaires, des militants associatifs et des personnes exilées, et aussi régulièrement la Défenseure des droits, alertent sur les violations récurrentes des droits et les traitements inhumains à l’encontre des exilé.e.s dans le Calaisis. La détermination des autorités à refuser par tous moyens la présence de personnes exilées sur le littoral rend impossible le dialogue. « Il n’y a plus aucune écoute de la part des autorités » fait valoir dans Le Monde Ludovic Holbein. « L’État se radicalise donc on choisit une action radicale » ajoute Anaïs Vogel. Les autorités s’en prennent également aux associations humanitaires et à l’aide qu’elles apportent. Ce constat est parfaitement documenté, encore récemment par un rapport de Human Rights Watch. Les revendications des trois grévistes de la faim sont aussi les nôtres. Nous les rappelons ici :
 Suspension des expulsions quotidiennes et des démantèlements de campements durant la trêve hivernale Durant cette même période, arrêt de la confiscation des tentes et des effets personnels des personnes exilées Ouverture d’un dialogue citoyen raisonné entre autorités publiques et associations non mandatées par l’État, portant sur l’ouverture et la localisation de points de distribution de tous les biens nécessaires au maintien de la santé des personnes exilées. Les grévistes de la faim de l’église Saint-Pierre, dont le père Philippe âgé de 72 ans, mettent leur santé en jeu. Chaque jour compte désormais, et nous enjoignons les autorités à répondre à ces trois demandes favorablement et sans délai. Nous invitons chaque personne à exprimer sa solidarité avec les grévistes en signant cette pétition adressée à Emmanuel Macron pour réclamer l’arrêt immédiat de la maltraitance des personnes exilées à Calais et en France.
Signataires au 26 octobre 13h30 :Associations nationales :ACAT-France, Action contre la faim, Action droits des musulmans, Agir pour la santé des femmes, AIDES, Amnesty international France, Anafé, Antanak, ANVITA, ATD Quart-Monde,  ATTAC France, Associations des Travailleurs Maghrébins de France, Avocats pour la Défense des Droits des Etrangers (ADDE), CCFD–Terre Solidaire, CGT ADDSEA, Chrétiens dans l’Enseignement Public, Cimade, Collectif Les Morts de la Rue, Collectif national droits de l’homme Romeurope. Collectif pour une autre politique migratoire, Comede, Coordination Nationale Pas Sans Nous, CRID, DAL, États Généraux des Migrations, Emmaüs France, Emmaüs International, Famille France Humanité, Fédération Artisans du Monde, Fédérations de l’Entraide Protestante, Fédération des arts de la rue, Fondation Abbé Pierre, Fondation Armée du Salut, France Fraternité, Gisti, Jeunesse Étudiante Chrétienne, Jeunesse Ouvrière Chrétienne, JRS France (Service jésuite des réfugiés), Kâlî, Ligue des Droits de l’Homme, Médecins du Monde, Mission France-Médecins Sans Frontières, Mouvement Utopia, MRAP, Organisation pour une citoyenneté universelle, Oxfam France, Pax Christi France, Secours Catholique-Caritas France, Service National Mission et Migrations, Société de Saint Vincent de Paul, Survie, Tous Migrants, UniR, Utopia 56, Watizat.Associations régionales et locales : ACC Minorités Visibles, Ados sans Frontières 66, Amis de la Terre du Cambrésis, ASILE, Cartables d’Identité, CCFD-Terre Solidaire Béarn, CCFD-Terre Solidaire Saint-Nazaire, Cent pour Un d’Apt, Cent pour Un à Surgères, Cercle de Silence de Villefranche-sur-Saône, Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu, Chemins Pluriels, Cimade d’Evreux, Cimade Grenoble, Cimade de la Sarthe, CISPM, Citoyens du monde 53, Collectif AERéSP28 , Collectif Cambrésis pour l’aide aux migrants, Collectif Chabatz d’entrar de la Haute-Vienne, Collectif d’associations de solidarité internationale Pour une Terre Plus Humaine, Collectif de défense des droits et libertés des étrangers (CDDLE) de Besançon, Collectif de Solidarité Migrants de Salindrenque, Collectif de soutien aux migrants de Millau, Collectif de soutien aux personnes sans papiers de Saint-Nazaire, Collectif Migrants 17, Collectif Migrants 83, Collectif Pêche et Développement, Collectif poitevin D’ailleurs Nous Sommes d’Ici, Collectif pour le Respect des Droits des Étrangers Solidarité migrants Béarn, Collectif P’tits Dejs Solidaires, Collectif Uni⋅es Contre l’Immigration Jetable-Saint-Nazaire, Collective Aid, Comité de Soutien aux sans papiers de Perpignan, Droits ici et là-bas, EGM de Franche comté, Emmaüs Dunkerque, Emmaüs Roya, Eucalyptus, Haut-Var Solidarité, Itinérance Dieppe, Hébergement Solidaire Bihorel, Initiative Citoyenne pour l’Accueil de Réfugiés dans l’Embrunais, Kolone, La Chorba, La gamelle de Jaurès, La Maison de l’Hospitalité, La pastorale des migrants des diocèses d’Evreux, Rouen et Sées, La Rencontre à Seyssins, l’Assiette Migrante,  LDH Istres ouest-Provence, LDH du Mans, LDH Martigues-Côte Bleue, Maison des jeunes et de la culture de Martigues, Maison Sésame, Paris d’Exil, Pax Christi Nice, Peuples Solidaires Doubs, RESF 04, RESF 06, RESF 11, RESF 17, RESF 43, RESF 63, RESF 66, RESF 86, RESF 72, Rosmerta, Roya Citoyenne, Solidaires en Beaujolais, Solidarité Jean Merlin, Solidarité Migrants La Rochelle, Terre d’errance Norrent-Fontes, Transmettre un Horizon à Tous, Welcome Franois-Serre. 
CONTACT PRESSE :
Erika Campelo, VoxPublic : erika.campelo@voxpublic.org, 06.10.29.52.50

Communiqué par 
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Valérie Rosier, Coordonnatrice
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Colette Sénéclauze, Secrétaire
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Nous sommes tous frères et soeurs dans la grande communauté humaine!